Nature et environnement

Renaturations, rapports environnementaux, etc., les spécialistes de CSD vous aident au suivi environnemental de vos projets et à faciliter leur approbation. Lire la suite

Gravières et carrières

Gravières et carrières: Autorisation facilitée grâce à l'expertise globale en matière d'environnement et de procédure. Lire la suite

Déchets et dépollution

CSD trouve des solutions pour des sites contaminés (Photo: assainissement de la décharge "La Pila") Lire la suite

Quartiers et bâtiments

Construction durable (Minergie ECO) de logements "Gütschhöhe", Luzern , photo: R. Zimmermann) Lire la suite

Route et rail

CSD fournit des services d'ingénierie pour les projets d'infrastructures de transport, par exemple au tunnel du Gothard. Lire la suite

Énergie

Photo: Forage géothermique St-Gall GT-1, Ville de St-Gall / Sankt Galler Stadtwerke, 2013 Lire la suite

Eau

CSD a l’expérience de l’accompagnement des projets de forage profonds tels que St.-Gall, Noville et AGEPP Lire la suite

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CSD Ingénieurs SA, pionnier de l'environnement, s'engage pour des solutions économiques, toujours avec un "plus" pour la qualité de la vie et pour l'environnement.

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  • "Chaque jour, le chemin du travail s'est allongé"

    Lisez notre entretien avec la géologue Anita Weber sur les défis et les difficultés rencontrés dans le tunnel ferroviaire le plus long au monde (57 kilomètres)!

    Comment CSD INGÉNIEURS SA a-t-elle contribué au projet du tunnel de base du Gothard?

    Au milieu des années 1990, la société Büchi Müller AG, qui rejoindra plus tard le Groupe CSD, réalise des études préliminaires sur la géologie et la structure du massif intermédiaire de Tavetsch. En 1996, l'entreprise encadre les enquêtes préalables et les sondages forés à Sedrun.

    À partir de 2004, CSD rejoint le groupe de géologues Sedrun, constitué en collaboration avec le bureau partenaire Sieber Cassina+Handke AG. CSD est alors chargée de l'encadrement géologique des travaux des différents avancements en partant du pied du puits à 800 m de profondeur en direction du nord et du sud (tunnels à une voie, galeries d'évacuation d'air, etc.). En outre, nous avons mesuré l'eau, évalué les matériaux de déblais en termes de valorisation et conseillé et aidé le maître d'ouvrage et la direction des travaux. Etant donné que le chantier tournait 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, nous, géologues, travaillions également par équipes. Entre 2004 et 2012, CSD a constamment participé au chantier avec une à trois personnes sur place.


    Quelles ont été les principales étapes auxquelles CSD INGÉNIEURS SA a participé?

    2004: début des percements principaux des deux tunnels à une voie vers le nord et le sud
    29.11.2007: percement des tubes est pour l'avancement du tronçon d'Amsteg (vers le nord)
    17.10.2007: percement des tubes ouest pour l'avancement du tronçon d'Amsteg (vers le nord)
    15.10.2010: percement principal des tubes est pour l'avancement du tronçon de Faido (vers le sud - voir photo)
    23.03.2011: percement principal des tubes ouest pour l'avancement du tronçon de Faido (vers le sud)

    groupe-de-géologues-percée-principale-Gothard-CSD-ingénieurs

    Photo: groupe de géologues Sedrun avec 2 collaborateurs de CSD INGÉNIEURS SA (Anita Weber, 3ème de gauche et Federico Giovanoli, tout à droite) juste après le percement  principal du tunnel (en 2010)


    Comment la sécurité des ouvriers était-elle assurée sur le chantier?

    Nous relevions tous les jours les conditions géologiques du tunnel. Nous comparions les données recueillies sur place aux prévisions et contrôlions en permanence avec la direction des travaux s'il fallait adapter ou non les consignes de sécurité. Le plus souvent, nos explorations préalables via des carottages et des forages destructeurs nous permettaient d'identifier en amont les zones dangereuses et de prendre les mesures adéquates.


    Quels furent les plus grands défis à relever?

    L'un des plus grands défis fut plutôt d'ordre logistique: notre site de travail était divisé entre notre bureau de chantier à Sedrun et les différents avancements dans le tunnel. Les voies d'accès jusqu'aux fronts du tunnel se rallongeaient chaque jour un peu plus: Il fallait d'abord traverser la galerie d'accès d'un kilomètre de long en funiculaire, puis descendre en ascenseur dans le puits de 800 m de profondeur, de là parcourir une certaine distance d'abord à pied, puis en voiture et en funiculaire jusqu'aux différents avancements. Etant donné la durée limitée pour analyser la géologie de la roche percée entre le dynamitage ou l'ouverture du front de taille et l'application du revêtement en béton pulvérisé, il fallait bien nous organiser au sein de l'équipe de géologues pour nous trouver toujours au bon moment au bon endroit.

    Nous avons été éprouvés par les conditions climatiques au travail, avec d'importants écarts de températures en hiver entre les plus de 30 degrés et la chaleur humide dans l'avancement et les températures fraîches à cette époque dans les montagnes de Sedrun.

    L'un des plus grands défis d'ordre géologique dans la section Sedrun fut l'avancement nord dans le massif intermédiaire de Tavetsch Nord à forte convergence (= massif dans lequel une cavité percée aura alors tendance à se refermer). L'autre défi fut la situation du tunnel sous le barrage du lac de rétention de Nalps. Pour éviter le tassement (affaissement) du barrage, il y avait des exigences plus strictes à respecter sur certaines sections en termes de quantité maximale d'eau de montage autorisée dans le tunnel – dans un tronçon, il a même fallu étanchéifier la montagne par des injections.


    Quels furent les plus grandes difficultés rencontrées?

    L'avancement dans le massif intermédiaire de Tavetsch Nord (MIT Nord), aux conditions géologiques difficiles, a été très long (entre 0,3 et 1 mètre par jour), mais s'est déroulé dans les délais prévus. À l'aide des forages préalables, nous devions estimer entre autres le degré de convergence (mesure de la déformation) du massif, car les propriétés déformatrices du MIT Nord conduisaient à un certain degré de rétrécissement du diamètre de la cavité percée. Il fallait donc obtenir un profil d'excavation suffisant pour correspondre aux dimensions visées après déformation. Jusqu'à la neutralisation des déformations, nous utilisions des poutres d'acier déformables – ces forces inouïes auraient pu détruire des structures d'acier rigides en peu de temps.

    Nous avons rencontré des problèmes inattendus dans le gneiss du massif du Gothard, dont les conditions sont autrement excellentes, avec une zone difficile de plus de 100 mètres de long dans l'avancement sud. Compte tenu de sa position horizontale, la cartographie géologique des surfaces et les prévisions n'avait pas permis d'identifier cette zone préalablement. Nous ne l'avons découverte qu'aux forages préliminaires. Ces déformations et les travaux de sécurité accrus ont considérablement ralenti l'avancement sur ce tronçon.


    Etiez-vous présente lors des percées?

    Oui, j'ai assisté aux quatre percées dans la section Sedrun. Naturellement, c'est la principale percée des tubes est le 15.10.2010, retransmise en direct par la télévision suisse, qui a attiré le plus de médias. Chacune de ces percées fut impressionnante – celle des tronçons nord, qui a dû se faire à l'aide de pelles mécaniques hydrauliques et de dynamitages en raison des mauvaises propriétés rocheuses, celle des sections sud quand nous avons vu arriver les tunneliers Heidi et Sissi, qui nous ont conduit dans les cavernes préparées dans un véritable vacarme.


    Dans quel contexte la photo où vous figurez avec le groupe de géologues de Sedrun du 15 octobre 2010 a-t-elle été prise?

    Dans le tronçon de tunnel Sedrun, au moment du percement des tubes est, nous avons détruit un gigantesque hall de démontage pour les tunneliers. Nous l'avons démantelé une pièce après l'autre pour les transporter à l'extérieur. Après l'immobilisation du tunnelier tessinois Heidi une fois le percement effectué dans la caverne, nous n'avons pas résisté à l'envie de graver cet incroyable moment.


    CSD INGÉNIEURS SA avait-elle déjà eu de l'expérience dans ce domaine avant le tunnel de base du Gothard?

    Oui, CSD a déjà assuré la planification et l'encadrement géologique de nombreux tunnels et galeries – par exemple le tunnel de contournement de Küblis, le contournement de Flüelen et de Roveredo, plusieurs galeries de sécurité pour des tunnels autoroutiers et diverses galeries pour des centrales hydroélectriques. L'entreprise encadre également des assainissements de tunnels déjà en place. Néanmoins, le Gothard fut le projet le plus long et le seul à employer plusieurs géologues de CSD à 100% sur le chantier. CSD a déjà eu l'occasion d'accompagner de nombreux projets dans les domaines du suivi environnemental de la phase de réalisation ou des dangers naturels - par exemple le tunnel de base du Lötschberg, les galeries de sécurité de Viamala, le tunnel du Galgenbuck, etc.


    Sur quels projets de tunnel travaillez-vous actuellement?

    Au sein de la filiale de Thusis, nous travaillons actuellement à la construction du nouveau tunnel de l'Albula II des Chemins de fer rhétiques et aux galeries de sécurité du tunnel de Viamala sur l'A13 par un encadrement géologique des travaux. Dans le domaine du suivi environnemental de la phase de réalisation, CSD participe aux travaux des quatre galeries de sécurité de l'A13 (Viamala, Bärenburg, Crapteig, Rofla), du Chlus et du tunnel du Galgenbuck. Au niveau de la planification, nous travaillons actuellement sur d'autres projets, comme la galerie de sécurité de Crapteig ou le tunnel de Kerenzerberg. Les autres filiales de CSD participent elles aussi à divers autres projets de tunnel.


    Quels sont les services proposés par CSD INGÉNIEURS SA dans le domaine des tunnels?

    Outre dans les prévisions géologiques et l'encadrement du chantier, CSD est également forte dans le suivi environnemental de la phase de réalisation et l'évaluation des dangers naturels – par exemple dans les portails, etc. Nous traitons également volontiers les demandes ou problèmes spéciaux comme les mesures du bruit, les mesures de vibrations ou la surveillance en ligne des paramètres physiques et chimiques des cours d'eau ou des eaux d'évacuation de chantier.

    ***

    Retrouvez plus d'informations sur notre travail dans le tunnel de base du Gothard.

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  • Travaux spectaculaires sur des pentes raides

    CSD INGENIEURS SA travaille sur la décharge bioactive de Châtillon (Hauterive, FR) depuis sa conception, il y a près de 30 ans. Pour la couche de fond et sur les talus inclinés (pente 2:3), CSD utilise une solution technologique inédite, en réalisant une étanchéité bitumineuse. Adapter une technologie routière sur des pentes et à des fins d'imperméabilisation était une technologie développée par l'entreprise suisse Walo Bertschinger SA, utilisée dans un premier temps pour imperméabiliser les digues de réservoirs d'eau, puis adaptée aux décharges.

    Cette technologie est prévue dans la nouvelle Ordonnance sur la limitation et l'élimination des déchets (OLED), en vigueur depuis le 1er janvier 2016, avec des exigences spécifiques. Elle a quelques avantages, principalement son imperméabilité, une grande résistance mécanique, et un temps de mise en œuvre très rapide, peu dépendant des conditions météorologiques.

    chatillon travaux déponie bitume

    Photo: Les travaux de pose sont spectaculaires, en particulier sur les pentes raides pour lesquelles des machines lourdes sont treuillées le long des pentes. Le 29 avril a eu lieu la pose de la couche étanche sur les talus de la décharge de Châtillon (Posieux).

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  • Le MOOC sur le sujet "Gestion des déchets solides dans les pays en voie de développement" est un succès!

    Le premier cours "grand public en ligne" sur ce thème a remporté un vif succès. Il a été développé par EAWAG et l'EPFL, en collaboration avec CSD. https://www.coursera.org/learn/mswm

    À la fin de la première session, au mois de mars, on comptait 12'861 inscriptions. Chaque semaine entre 500 et 1000 nouveaux étudiants y adhèrent. Environ 60% de ceux-ci proviennent de pays à faibles et moyens revenus. Plus de 30% sont issus de l'Amérique latine.

    Les commentaires des étudiants sont très positifs dont témoigne la note d'évaluation de 4,8 / 5 et la moyenne de 4,5. Ce cours attire également de nombreux professionnels (66%). La plupart des participants sont détenteurs d'une licence, d'un master ou d'un doctorat (80%).

    La nouvelle session a débuté le 4 avril 2016 ! Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 18 avril. https://www.coursera.org/learn/mswm

     

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